PREMIER ACCOMPAGNEMENT AU DEPART DU MALAWI

Publié le 04/09/2015
Accompagnement de Réfugiés
PREMIER ACCOMPAGNEMENT AU DEPART DU MALAWI

Le récit de Jean-Paul

« Je pars de l’aéroport de Charles-de-Gaulle vers  Amsterdam, puis Nairobi pour arriver 16 heures plus tard à Lilongwe, capitale du Malawi. A mon arrivée,  je fais la connaissance d’Ahmed, Somalien de 33ans, amputé de la jambe droite après  une agression par balles. Ahmed a rejoint, par la route, Lilongwe à l’âge de 21 ans.

Début de ce voyage vers la liberté pour Ahmed et un groupe de 50 réfugiés congolais qui se joint à nous. Toutes ces familles prennent l’avion pour la première fois, après avoir passé 10 à 15 ans dans un camp avant d’obtenir le droit de s’installer aux USA.

A bord de ce vol vers Johannesburg, Ahmed fixe intensément l’extérieur à travers le hublot sans dire un mot, son regard fuyant vers une vie meilleure. A notre envol, son visage s’illumine et il m’adresse un grand sourire le regard chargé d’émotions.

A notre arrivée à Johannesburg, les réfugiés sont plongés dans l’univers du plus grand aéroport d’Afrique du sud. Les regards appuyés se portent sur les nombreuses boutiques, les restaurants, les bars, suscitant la curiosité et l’étonnement des uns et des autres.

Cinq heures de transit plus tard, notre second vol nous conduit à notre point d’entrée aux USA, l’aéroport de New-York-John Fitzgerald Kennedy, où nous arrivons après 15 heures de vol. Une équipe I.O.M nous accueille et nous installe dans une salle aveugle. La police fait son entrée et les portes se referment hermétiquement derrière eux. Les formalités de l’immigration commencent, elles sont longues et fastidieuses. Quelques heures plus tard, le  « sésame » en poche, une collation est offerte par I.O.M à tous les réfugiés avant notre transfert par bus à l’aéroport de New-York – LaGuardia.

Après 11 Heures d’escale à New York, arrive le moment de la séparation du groupe, la tristesse envahit tous les visages lorsque Ahmed et chaque famille prennent le chemin d’une nouvelle destination vers un état différent, l’espoir au cœur.

Fatigué par ce long voyage, Ahmed s’endort à bord de notre troisième vol vers Chicago, où nous sommes accueillis 3 heures plus tard par I.O.M. C’est une jeune et sympathique Ethiopienne qui nous prend en charge 2 heures en attendant notre dernier vol vers la destination finale d’Ahmed, « Grand Rapids » Michigan.

Au moment de se quitter, Ahmed qui communique difficilement en anglais me remercie à plusieurs reprises d’un geste amical, la main sur le cœur avec un grand sourire suivi d’une chaleureuse poignée de main. »

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